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Nicaragua Pérou Roumanie Turquie

Nicaragua

Au Nicaragua pousse une plante qui s’appelle MALANGA, près des ruisseaux et dans certains endroits humides.

Les racines sont comestibles sous forme de purée ou de frites.

Peru

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Pérou

C’est non seulement le pays d’origine de la pomme de terre, mais c’est aussi le pays où il y a le plus de variétés. Il y en aurait plus de 4000 !

Le nombre d’agriculteurs produisant de la pomme de terre est estimé à 600.000.
La superficie totale cultivée est de ± 300.000 hectares.
La production nationale est de 3,7 millions de tonnes par an Le péruvien consomme ± 80 kg de pommes de terre par an.

Les pommes de terre natives sont encore aujourd’hui la culture la plus importante des hauts plateaux (de 3000 à 4000 mètres d’altitude).

Leur valeur nutritive est importante.
Les formes, les couleurs (externes et internes) les saveurs et les textures, forment encore aujourd’hui la base de la culture andine.

Ces pommes de terre natives sont cultivées suivant un système de production traditionnel. Les champs sont petits, et souvent situés sur les flancs des montagnes. Une famille peut planter jusqu’à 300 variétés différentes.

Les méthodes de culture sont pratiquées à l’aide d’ustensiles ancestraux.
Comme par ex. la « chakitaqlla », ou bèche andine.
Elle permet le travail de la terre sur les pentes abruptes.

Biodiversité.

Les pommes de terre andines constituent un potentiel de biodiversité très important.
Dans la banque de germoplasmes du CIP (centro internacional de la papa) de Lima, il y a près de 4000 variétés de pommes de terre natives.

Peru

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La pomme de terre au Pérou

A l’occasion d’une récente visite au CIP (centro internacional de la papa) à Lima au Pérou nous avons reçu les informations ci-après.

Les pommes de terre sauvages

Il y aurait 187 espèces de pommes de terre sauvages en Amérique Latine.

En réalité ces espèces ont été trouvées tout le long d’une frange qui débute au sud des Etats Unis, et qui passe par l’Amérique Centrale, puis tout le long de la chaîne des Andes, jusqu’au Chili et en Argentine (voir carte et liste des pays ci-après).

Peru

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La plupart de ces plantes ont des tubercules très petits. Nous en avons des représentations grandeur nature au Frietmusuem de Bruges.

Une vingtaine de ces espèces ont cependant des tubercules plus grands, voire très grands.

Ce sont ces espèces-là qui ont été progressivement cultivées par les populations indigènes des Andes.

Les pommes de terres cultivées

Il y a 8 espèces, mais plus de 4.000 variétés qui sont cultivées.

Elles ont la caractéristique de contenir plus de 36 % de matière sèche, alors que les pommes de terre européennes n’en contiennent qu’environ 22 %.

Ces pommes de terre natives contiennent des pigments. La couleur jaune est due principalement à la présence de carotènes et les couleurs rouge, pourpre et bleue aux anthocyanines, qui sont des antioxydants et ont une action anti- cancérigène.
Si nous comparons le contenu d’une myrtille à celui de ces pommes de terre on obtient un rapport de 1 à 20.

Le Chuño

Parmi les 8 espèces il y en a 6 qui sont douces et 2 qui sont amères

  1. la YURAQ WAÑA
  2. et la AZUL KANCHILLO
Peru

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Celles-ci sont rendues comestibles en les exposant au soleil du jour et à la gelée de la nuit, pendant plus ou moins une semaine. On obtient ainsi le chuño noir.

Le chuño blanc étant obtenu en trempant le chuño noir dans l’eau d’une rivière par exemple, pendant plus ou moins 2 semaines.

La papa seca dulce

Elle s’obtient en faisant cuire des pommes de terre douces, qui sont coupées en petits morceaux, puis séchées au soleil.

Le salon Mistura

Chaque année a lieu à Lima au Pérou le salon de la gastronomie péruvienne, Mistura.

Plus de 300.000 visiteurs visitent cette foire où les agriculteurs andins avec leurs produits artisanaux, côtoient les grands groupes industriels et les chefs de restaurants réputés.

Les différentes variétés de pommes de terre (4.000 au Pérou) y sont présentes à côté d’une grande variété de tubercules.

Mr. Edilberto Soto Tenorio, Président de CORPAPA (coordinadora nacional de productores de papa del Peru) nous présente son stand.

Ils ont apporté 20 variétés de pommes de terre des 450 qu’ils ont dans la région de Ayacucho.

Mais nous dit-il « Nous poussons de plus en plus aussi les tubercules tels que les OCA (40 variétés), les MASHUA (50 variétés) et les OLLUCO (20 variétés) ».

Il nous parle d’un autre type de produit lyophilisé naturellement, donc autre que le Chuño.
Il s’agit du GAYA, fait du tubercule OCA ROSADA.

Et il y a le CHULLUCCE, qui est produit au départ de OLLUCO, cuit, coupé en morceaux et séché.

Sur un autre stand nous rencontrons Felimon Paukar Patamoros de Huánuco.
Il nous dit que pour le chuño on emploie une variété de pommes de terre qui s’appelle SIRI.

Lui produit avec la variété WALLER le TOKOSH, qui est une autre variété de Chuño.

Cette pomme de terre est mise à fermenter dans un grand trou, pratiqué dans un ruisseau, pendant 1 an. Un filet d’eau va donc continuellement passer au-dessus.
La pomme de terre va fermenter et développer de la pénicilline.

Après un an la pomme de terre fermentée est préparée au départ du produit tel quel. Mais il sent très fort.

Pour le salon Mistura, il l’a séché. La pomme de terre fermentée est pelée (on enlève la croûte noire) et puis séchée. Cela s’appelle TOKOSH.

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L’avenir de la pomme de terre et de la patate douce

La banque génétique du CIP.

Il s’agit de la plus grande banque génétique in vitro au monde.

Cultiver de nouvelles variétés de cultures vivrières est essentiel pour maintenir et augmenter l’offre alimentaire mondiale. Le développement de ces variétés dépend en partie de la biodiversité conservée, documentée, caractérisée et étudiée dans les banques génétiques.  Les banques génétiques conservent des échantillons vivants de l’incroyable diversité de variétés et d’espèces sauvages apparentées.
Elles garantissent que les ressources génétiques qui sont à la base de notre offre alimentaire sont en lieu sûr pour le long terme et prêtes à être utilisées par les agriculteurs, horticulteurs et chercheurs.

Les plus grandes menaces à la biodiversité sont la désertification, la déforestation, les maladies, les parasites, l’érosion, l’étalement urbain, la monoculture et le changement climatique.

La conservation de la biodiversité des pommes de terre et des patates douces a été la grande priorité du Centre international de la pomme de terre (CIP) depuis sa création en 1971.
Le Centre détient une des plus grandes collections de pommes de terre et de patates douces au monde, la banque génétique étant considérée comme un bien public mondial en vertu d’un traité international de la FAO.

La banque génétique du CIP compte 7392 variétés de pommes de terre (dont 2785 sont des espèces sauvages et 4235 des variétés autochtones andines), 8103 variétés de patates douces (dont 1265 sont sauvages) et 1618 types de racines et tubercules andins. L’on dénombre 2700 variétés endémiques de pommes de terre cultivées originaires du Pérou, 900 de Bolivie et d’Équateur et le reste des autres pays andins, présentes sous différentes formes, tailles et couleurs, allant du blanc, au rouge et au noir.
Près de 80 pour cent des cultivars autochtones et 80 pour cent des espèces sauvages apparentées, ciblés par le programme de conservation, ont déjà été collectés et sont maintenant placés en lieu sûr.
Le statut de nombreuses autres variétés pose toujours question cependant.

La banque génétique modèle – un coffre-fort pour accueillir une collection d’une valeur inestimable.

La banque génétique du CIP est, croyez-le ou non, résistante aux tremblements de terre et est équipée de chambres de conservation et de facilités associées ultra-modernes, notamment des laboratoires génétiques  in vitro, un herbier, des tests de détection et d’élimination de pathogènes, et des facilités de cryoconservation et de distribution de matériel génétique. Le complexe abrite la plus grande banque génétique in vitro au monde et est le premier à obtenir l’accréditation ISO 17025 de l’Organisation internationale de normalisation. La banque génétique utilise la technologie des codes-barres, ce qui donne lieu à un laboratoire pouvant fonctionner « sans stylos et crayons ».

Roumanie

Selon la région le pain (97 kg par habitant en moyenne), la polenta ou les pommes de terre sont la base de la nourriture en Roumanie.

Ci-joint quelques photos prises à Cartisoara dans la région de Brasov d’une récolte de pommes de terre en famille.

Romania

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Romania

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Turquie

A l’occasion d’un voyage touristique en Turquie, nous avons pris les photos ci-après de la récolte des pommes de terre en Anatolie.

Les sacs étaient bien alignés et les pommes de terre très belles.

Turkey

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